Juste en passant...

Publié le par Un voyageur qui passe

Bonjour amis d'OverBlog,

Je ne me souviens plus de la majorité d'entre-vous.

Je vais devoir relire tous mes articles qui me paraissent étrangers.

C'est à grand peine et après de nombreuses recherches à travers blocs-notes et penses-bêtes que j'ai retrouvé le mot de passe et l'adresse de mon blog. Depuis plus d'un an je ne suis même pas venue faire un tour...

Un an c'est long mais ça peut aussi être très court quand le ciel vous tombe sur la tête et que vous restez assommé, ébêtée, anéantie...

J'ai voulu me battre mais j'ai perdu tous mes combats !

J'ai été dépassée par les évènements...

Je ne peux plus venir vous parler de mes voyages car ils font maintenant parti d'un autre monde. J'ai changé et en un an, j'ai vieilli de 20 ans. Je ne suis plus la même personne, je ne me reconnais pas moi même.

Je me croyais très forte et je devais être très faible. Certains pour surement ne pas pas plus m'accabler me disent que c'est les tracas qui se sont abattus sur moi qui étaient trop importants et que même l'esprit le plus fort ne pouvait qu'être emporté...

Emporté ? ... mais emporté où ???

Je suis au même endroit et pourtant je suis ailleurs...

Mon monde est comme le votre mais sans courleur. Il est hostile. Je n'ai plus confiance en rien ni personne. Tout ce que j'entreprends tourne mal et c'est pour celà que je ne fais plus rien.

Je n'existe plus et quand je passe devant une glace, je suis étonnée d'y voir un reflet , le reflet d'une étrangère que je ne connais pas, une personne qui représente tout ce que je déteste.

Les docteurs disent que j'ai fait une dépression majeure !

Que veut dire "majeure" ?

Donc il doit exister des dépressions mineures ? Je ne savais pas que la maladie comme les humains était mineure avant d'avoir sa majorité. Celà veut dire que moi, ma dépression à le droit de vote, de passer son permis de conduire et peut même se marier sans me demander la permission.

Je lui donne le droit de s'émenciper et me quitter. Qu'elle prenne son indépendance et retourne en enfer. Je l'ai abrité mais maintenant qu'elle a sa majorité, elle peut retourner chez elle au pays de la noirceur et de l'anti-vie.

Ah, on peut dire qu'elle m'a bien trouvé. Je suis certaine qu'elle me surveillait depuis longtemps... surement depuis l'enfance. J'ai toujours été mélancolique et le deuxième nom de la "dépression majeure" est "dépression mélancolique", elle a dû en conclure que nous étions faite l'une pour l'autre.

Je vous écrit sur le bord de mon lit, l'ordinateur sur mes genoux et c'est très inconfortable.

Pardon si j'ai fait beaucoup de fautes et ne m'en veuillez pas si vous n'arrivez pas bien a suivre mes propos décousus.

Je suis simplement passée vous dire bonjour...

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louv' 25/07/2012 15:10

Bonjour Juliette
Tu es venue dire bonjour en passant, c'est déjà énorme.
Je t'écris en mp.
Bisous

Guyrault 25/07/2012 14:20

Te revoilà, n'est-ce pas là l'essentiel ? Voilà qui me procure un immense plaisir. je t'embrasse. G.

Richard LEJEUNE 25/07/2012 13:09

Le hasard, vraiment le hasard ...

Vous ne vous souvenez peut-être plus de moi et cela n'a d'ailleurs pas grande importance, mais le hasard a voulu, hier, que je me rende sur quelques blogs parmi mes favoris et qui, depuis un temps
certain, ne se sont plus manifestés. Dont le vôtre, évidemment ...

Et puis aujourd'hui, de vos nouvelles ...
Tristounettes, de prime abord ...
Puis, à bien y réfléchir, pas si tristounettes que cela n'y paraît.
Le passé, bien sûr ...
Mais le présent, le futur ...
Car votre ordinateur sur les genoux, aussi inconfortable qu'il puisse encore vous paraître, votre envie de nous retrouver, là-bas, de l'autre côté de votre écran mais - et c'est cela l'important -
de ce côté-ci de votre nouvelle vie à (re)construire, me semblent un signe, aussi infime soit-il peut-être à vos yeux, que vous émergez, que vous avez au moins la volonté de garder la tête hors des
eaux sombres de cette mauvaise année ...

Accrochez-vous, Voyageur qui passe, il y en aura bien quelques-uns parmi vos anciens lecteurs qui s'apprêtent déjà à vous regarder passer, à vous regarder vous approcher d'eux, à attendre de vous
lire à nouveau.

Et je suis de ceux-là !

Cordialement,
Richard